★ LES GUERRES
Le mot État est identique au mot guerre.
« Le moteur de l'économie, qu'il soit à propulsion capitaliste, socialiste ou nationaliste, c'est toujours la guerre. Le carburant pour faire la guerre, c'est toujours le peuple et les victimes toujours et encore lui.
Lorsque les États, qu'ils soient capitalistes, socialistes, fascistes…, sont en crise, ils font la guerre. Depuis toujours les crises qu'ils génèrent sont récurrentes et touchent tous les secteurs d'activité (crise sanitaire, environnementale, sociale, ou d'extension territoriale). Ils fomentent des conflits qu'ils appellent : guerres ethniques, guerres civiles, maintien de l'ordre (sic), pacification (re sic), pour s'approprier des territoires voisins afin de piller les richesses de ces pays.
En fait, ces États, et qu'importe leurs noms, ont pour fondement l'exploitation de l'homme par l'homme, le profit qui est le nerf de la guerre ! Ces États sont toujours violents, avec parfois quelques nuances qui font qu'ils peuvent tromper. Mais leur fonctionnement fait qu'ils sont toujours en guerre permanente parce qu'à la recherche du profit. Cette guerre, leurs dirigeants la font entre États. Mais ce ne sont pas eux qui combattent, ce sont les peuples qu'ils envoient à la mort.
Seulement, après les grandes boucheries des deux dernières guerres mondiales (1914-1918) et (1939-1945), ils ont promis : plus jamais la guerre ! Les guerres feront partie du passé. D'ailleurs, la preuve, ils allaient se donner les moyens, en créant des structures idoine pour empêcher les conflits entre les peuples (sic), la SDN puis l'ONU. Mais, ce ne sont pas les peuples qui sont à l'origine des conflits, ce sont les dirigeants politiques.
Destructeurs et reconstructeurs, ils tiennent les deux bouts de la chaîne. On pourrait appeler cela l'économie circulaire
Ce sont les financiers et les industriels fabricants d'armes toujours plus sophistiquées et meurtrières, aidés par les politicards, qui sont la cause des guerres. En vendant ces armes aux pays belligérants ou en faisant carrément la guerre dans des pays loin de chez eux, ils font de monstrueux profits. Une fois la guerre terminée et parfois avant, ce sont d'autres industriels et les mêmes financiers qui prennent le relais pour reconstruire les pays totalement dévastés, là encore les profits générés sont faramineux.
Bien entendu, s'ils vendent leurs armes, c'est pour venir en aide aux pays qui sont attaqués, c'est par souci d'humanisme et s'ils participent à la reconstruction, c'est toujours pour aider les pays à se relever de l'hécatombe et pour ne pas laisser les populations dans le dénuement. Alors qu'ils sont responsables de la situation. Ils sont à la fois les destructeurs et les reconstructeurs et de ce fait, ils tiennent les deux bouts de la chaîne. Rien ne leur échappe. On pourrait nommer cela « l'économie circulaire ».
Ils cassent, ils détruisent, ils pillent, ils tuent… Ils sèment la terreur, la mort… Sans compter les blessures physiques et morales qui ne se refermeront plus !
Seulement les États, quels qu'ils soient, sont toujours au service des patrons des multinationales et des milliardaires. Les politicards qui les dirigent en sont les courroies de transmission qui font tourner le moteur de l'économie de marché, dont le but est le profit, les bénéfices et les dividendes et ce à tout prix et par n'importe quel moyen. Quoi qu'il en coûte, comme le dit si bien un des leurs, le mal nommé, le président de la République française, Monsieur Macron, représentant des industriels, de la finance. Et ce quoi qu'il en coûte, il y inclut : la destruction massive des villes, des infrastructures, le saccage et la pollution de l'environnement, la mort des populations civiles et l'exode des populations.
En ce qui concerne la mort des civils, ils appellent cela « les dommages collatéraux » ou, autrement dit, en langage patronal, « pertes et profits ». Ils laissent derrière eux, un paysage de désolation parfois apocalyptique. Qu'à cela ne tienne, ils vont reconstruire et là, ils sont à pied d'œuvre pour exploiter ceux et celles qui n'ont pas péri dans leur œuvre de mort qu'est la guerre.
Comme on peut le constater, la guerre en Ukraine n'est pas finie, que déjà le président ukrainien Zelensky s'est adressé par vidéoconférence au patronat français, lors d'une rencontre des entrepreneurs de France, le 29 août 2022, organisée par le MEDEF, pour leur offrir la possibilité de participer à la reconstruction du pays. Cette reconstruction a déjà été planifiée, les financiers et les industriels européens : Allemagne, Italie, Pologne, Espagne sont sur les rangs… pour se partager la manne financière.
On assiste à ce même spectacle en Libye, en Irak, en Syrie, au Liban… et partout dans le monde où la guerre est passée et a laissé son cortège de désolation. Les multinationales et les milliardaires sont déjà sur place.
Deux usines à gaz qui coûtent cher et qui ont fait la preuve de leur inefficacité
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ils avaient promis, juré, qu'il n'y aurait plus jamais de guerre. Plus jamais ça, ont-ils dit !
D'ailleurs, afin de contrôler les velléités belliqueuses des différents pays dans le monde deux « usines à gaz » ont été créées dès la fin de la guerre (1939-1945).
À l'initiative des États-Unis, de l'Inde, du Royaume-Uni, du Brésil, de la France et de la Turquie a été créé le 24 octobre 1945, le premier machin qui a été appelé l'ONU (Organisation des Nations unies).
Cette organisation internationale regroupe depuis juin 2022 193 États.
Son objectif est de maintenir la paix et la sécurité dans le monde, de prévenir les conflits armés, de développer les relations amicales entre les nations, de réaliser des coopérations internationales sur tous les sujets où elle peut être utile, d'encourager le respect des droits de l'Homme, d'être un centre où s'harmonisent les efforts des nations dans des objectifs communs.
Son budget pour 2021 a été de 3,2 milliards de dollars. La France a contribué à hauteur de 4,43 %.
L'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) politico-militaire qui a vu le jour le 4 avril 1949 est l'émanation de 12 pays : la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, la France, l'Islande, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et le Royaume-Uni. Ce truc est censé sauvegarder la liberté et la sécurité de tous ses membres par les moyens politiques et militaires (sic).
Aujourd'hui, 30 États sont adhérents et son budget annuel est de 2,5 milliards d'euros. La France participe à son fonctionnement pour la modique somme de 600 millions d'euros.
ONU et OTAN, deux organismes qui ont fait la preuve de leur inutilité
Tout ce fric de dingue serait mieux utilisé s'il ne servait pas à faire fonctionner des « usines à gaz », totalement inefficaces. D'autant que le constat est affligeant, les guerres perdurent et leur cortège de morts et de destructions s'allonge.
Le sang continue de couler et la mort est omniprésente
Depuis la fin de la dernière guerre mondiale en 1945 et la création de l'ONU la même année et de l'OTAN en 1949, les guerres dans le monde n'ont pas cessé et sont devenues encore plus meurtrières. De 1945 à 2022, soit en 77 années, ce sont plus d'une centaine de conflits armés, de guerres, de guerres civiles, de coups d'État, de génocides, d'insurrections… qui ont éclaté, qui se déroulent et qui perdurent dans le monde. Les populations civiles en sont les principales victimes, plus de 100 millions (tuées, blessées, déplacées et notamment les femmes et les enfants, voire plus). Le bruit des armes n'était pas encore éteint que déjà, elles tonnaient à peu partout dans le monde, je ne citerai que quelques exemples, cette liste n'est pas exhaustive :
– 1946, la guerre d'Indochine qui a pris fin en 1954
– 1947, l'insurrection anti-coloniale contre la France, à Madagascar
– 1948, la guerre civile en Colombie
– 1948, la première guerre israélo-arabe
– 1950, la guerre de Corée (fin 1953)
– 1954, guerre anti-coloniale d'Algérie, contre la France (dite guerre de pacification) sic (fin 1962)
– 1954, guerre du Vietnam, toujours contre la France, jusqu'en 1964. La même année, les États-Unis prendront le relais, fin de la guerre 1973.
– 1958, guerre Éthiopie-Érythrée (fin 1991)
– 1967, coup d'État, en Grèce
– 1967, Guerre de sécession du Biafra (fin 1970)
– 1973, coup d'État au Chili
– 1975, Guerre civile en Angola (fin en 2002)
– 1979, les troupes soviétiques envahissent l'Afghanistan (retrait des troupes en 1989). Les Français et les Américains ont pris le relais en 2001. Les Français ont quitté le pays en 2012, les Américains, en 2021.
– 1991, guerre du Golfe (Irak-Koweït)
– 1994, génocide au Rwanda
– 1994-1996, première guerre en Tchétchénie
– 1998-1999, génocide en Guinée-Bissau
– 2003, guerre préventive (sic), des États-Unis et de la Grande-Bretagne, en Irak
– 2003, début du conflit au Sahel, il est toujours en cours.
– 2004, coup d'État en Centrafrique
– 2011, début de la guerre en Syrie, cette guerre perdure…
– Février 2011-octobre 2011, c'est la première guerre en Libye.
– 2014-2020, seconde guerre en Libye
– Février 2022, début de la guerre en Ukraine, cette guerre est toujours en cours.
Entre 1946 et 2022 : on peut y ajouter des dizaines et des dizaines de dates…
Les marchands de canons
Ce commerce plutôt lucratif représente à l'échelle mondiale 118 milliards de dollars en 2019. Il alimente toutes les guerres, les insurrections, les guerres civiles… dont les principales victimes sont les populations civiles, tuées, blessées, déplacées… par centaines de millions.
Les usines d'armement tournent à plein rendement. Les armes sont de plus en plus perfectionnées et performantes.
La France se situe au troisième rang avec 11 % de ce chiffre d'affaires, derrière la Russie, 19 % et les États-Unis, 39 % et devant la Chine, 4,6 % et l'Allemagne, 4,5 %.
Ces chiffres sont fournis par l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm.
Les guerres ne sont pas des fatalités
Face à tous ces ennemis de classe, qui eux sont organisés à l'échelle mondiale et occupent toutes les structures supposées nous venir en aide pour mieux les contrôler et nous contrôler, la solidarité internationale des peuples s'impose.
Tout d'abord, la désobéissance à ses autoproclamés maîtres, refuser la guerre. Il nous faut renforcer les échanges et apporter notre soutien aux luttes qui se développent partout dans le monde. Les guerres ne sont pas des fatalités. Les intérêts des peuples sont diamétralement opposés à ceux des patrons des multinationales. Nous sommes des milliards, eux ne sont que quelques millions. Nous avons les moyens de les rendre inoffensifs et de prendre nos destinées en main. Il faut que nous nous servions des différentes structures de classe, associatives, développions nos contacts, nos relations et nos échanges. Ils nous faut tisser des liens et renforcer ceux qui existent pour que les luttes de classes à l'échelle internationale renversent le rapport des forces. Afin que plus un peuple dans le monde ne subisse l'oppression et que la guerre soit totalement éradiquée. Alors nous pourrons bâtir un monde nouveau sur des bases solides et fraternelles. »
Justhom, 30 décembre 2022
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