★ LE CAPITALISME N'EST PAS INÉLUCTABLE

Publié le par Socialisme libertaire

Cela semble toujours impossible, jusqu'à ce qu'on le réalise.

Nelson Mandela

capitalisme exploitation domination anarchie anarchisme émancipation libertaire anticapitalisme Justhom
Pyramide du capitalisme - Affiche IWW 1911

 

« Certes le système politique a entre les mains tous les leviers de commande pour faire perdurer le système d'exploitation physique, intellectuel… Il manipule les cerveaux grâce aux moyens de communication qu'il possède. Il oriente nos choix de consommateurs en fonction des intérêts politiques, financiers, commerciaux et industriels. Il façonne notre façon de penser sur tous les sujets de société importants : le nucléaire, les retraites, la lutte pour la défense de l'environnement, l'inflation, l'augmentation des denrées alimentaires, la santé, le Covid-19, les guerres, l'immigration… Il justifie leurs mensonges en faisant intervenir des experts (militaires, économistes, psychologues, sociologues, historiens, professeurs (tous généraux, colonels, commandants ou docteurs avec bac + 30). Dieu sait s'ils sont un maudit paquet à défiler sur les écrans de la tata télé, pour parler de toutes ces choses qui sont censées dépasser le moindre mortel. Heureusement qu'ils se dévouent pour nous expliquer le pourquoi du comment. Comme si nous étions des ignares, incapables de comprendre par nous-mêmes. Leurs interventions, leurs analyses tombent comme des cours magistraux. Ils discourent et échangent entre eux, sans contradicteur. À quelques nuances près, ils sont tous d'accord. Il suffit de les écouter et de répéter à longueur d'antenne chaque jour et ce pendant des semaines, des mois et des années et sur toutes les chaînes de télévision pour comprendre que cette stratégie de la désinformation est orchestrée au plus haut niveau de l'État.

Tous ces experts au service du pouvoir politique se vendent lamentablement pour quelques milliers d'euros. Ce sont des propagandistes du système capitaliste et contribuent à faire en sorte qu'il perdure. Car, à les entendre hors le capitalisme, il n'y a point de salut.

Le capitalisme fait feu de tout bois 

Il y a le marché du travail, comme ils disent, où le travailleur vend au plus bas prix sa marchandise « force de travail » et le cadre, l'ingénieur… vendent leurs connaissances intellectuelles pour une somme un peu plus élevée. C'est ce que l'on nomme l'exploitation capitaliste.

Ensuite, le marché financier continue à faire des ravages (spéculation, bulle spéculative, inflation…) Cela est d'un rapport immédiat et ne demande pas de gros investissements matériels (usines, machines et embauche de salariés). Quelques clics sur l'ordinateur en quelques secondes se transforment en profit fabuleux.

Le système est en perpétuelle évolution 

Avec la crise sanitaire, le marché scientifique et de la recherche, est devenu une marchandise faramineuse. Il s'est développé et là, les profits engrangés par les laboratoires pharmaceutiques ont été juteux immédiatement (vaccins). Les trois laboratoires : Pfizer, BionTech, Moderna engrangent 65 000 dollars de profits par minute grâce à leurs vaccins contre le Covid-19.

Le marché du savoir est devenu une marchandise très recherchée. Il faut les voir toutes ces têtes d'œuf se presser dans les studios de télévision pour dispenser leur analyse avec emphase et outrecuidance.

Certes là, la rentabilité n'est pas immédiate. Mais c'est un investissement à long terme. Le bourrage de crâne aura bien façonné nos cerveaux, pour nous rendre totalement dépendants. Il nous mène vers des voies qui nous amènent inexorablement à la destruction de la planète et à la fin de toute vie humaine sur terre.

Les tenants du pouvoir ont toujours deux fers au feu  

Tout d'abord, la consommation à outrance.

Ils ont à leur service la publicité. Elle envahit notre quotidien, dans les supermarchés de la consommation les incitations à acheter sont permanentes : deux voire trois produits pour le prix d'un. Achetez aujourd'hui, payez dans un mois ! Les maisons de crédits poussent comme des champignons. Tous ces bienfaiteurs de l'humanité ne pensent qu'à notre bonheur et à sauver la planète. Ils nous apportent des aides financières qui ne compenseront jamais le montant des achats et des travaux pour que nous achetions des voitures électriques, des vélos électriques à des prix astronomiques ; que nous entreprenions des travaux d'isolation de nos maisons et appartements qui sont de vraies passoires énergétiques ; que nous procédions à la pose de panneaux solaires, fabriqués en Chine, un des plus gros pollueurs au monde.

Puis dans le même mouvement, ils nous demandent de réduire notre consommation et d'être sobres. Ils tentent de nous culpabiliser car nous ne serions pas écoresponsables. Des fois que nous n'aurions pas compris que nous étions entrés dans une période où la sobriété doit être citoyenne et que chacun doit y mettre du sien pour sauver la planète. Le progrès a ses limites, disent-ils !

Et de nous donner force conseils, pour faire face aux augmentations de gaz et d'électricité, revoir nos vieilles pratiques de consommation, chauffer à 19 degrés, ils préconisent même de faire tomber la température à 17 degrés dans les chambres et si vous avez froid eh bien mettez un pull et ajoutez une ou deux couvertures. Dès que la nuit tombe, fermez les volets afin d'assurer une meilleure isolation contre le froid.

Prendre une douche, c'est en moyenne entre 60 et 75 litres d'eau, tous les trois jours, tandis qu'un bain, c'est entre 150 et 200 litres d'eau, alors vous avez compris…

Vérifier le réglage des réfrigérateurs, des congélateurs, les entretenir (dégivrage, nettoyage). Éteindre les veilles des appareils électriques pour ceux qui ne sont pas essentiels. N'utiliser la machine à laver ou le lave-vaisselle que lorsqu'ils sont remplis complètement. Utiliser des ampoules LED, certes plus chères à l'achat, mais elles consomment 6 à 10 fois moins d'électricité.

C'est clair, l'économie de marché tente de récupérer tout ce qui est rentable, toujours dans le but de drainer un maximum de profit et de servir des dividendes aux actionnaires. C'est leur moral de servir les intérêts d'une minorité au détriment de la majorité.

Le capitalisme n'est pas inéluctable, alors raisonnons en sens inverse, au diable le travail et l'argent 

Faisons de notre priorité, non l'exploitation, non la consommation, non le travail et gérons nous-mêmes notre vie sociale, économique et politique.

Organisons le bonheur, le travail n'est pas l'essentiel dans la vie, d'autant qu'il opprime, dégrade le physique, le moral et la santé. Finissons-en avec cette société rythmée par « l'argent », rien n'est gratuit alors que les richesses, c'est nous qui les créons, elles nous appartiennent. Mettons un terme à ce vol organisé. Tordons le cou à cette vieille société capitaliste de plus en plus mortifère et mettons sur pied une société d'entraide, égalitaire, autogestionnaire basée sur la coopération, une société où la liberté de chacun sera au service de tous.

Vers une société égalitaire et autogestionnaire, c'est possible 

Une société où la gratuité serait le maître mot, dont le fonctionnement serait basé sur les ressources et les échanges locaux, communaux, départementaux, régionaux, nationaux, ce qui éviterait la circulation de ce moyen d'échange, « l'argent », qui pervertit les rapports humains car basé sur le profit. La gratuité dans bien des domaines de la vie sociale et économique pourrait être instaurée et ne serait que justice, comme pour les transports (SNCF, RATP, aériens, départementaux, régionaux…), la santé (hôpitaux, pharmacie, médecine généraliste et toutes les médecines spécialisées comme le cancer ou la cardiologie…), l'éducation (de la maternelle à l'université…), le commerce alimentaire, des moyennes aux grandes surfaces où les travailleurs et les travailleuses de chaque entreprise décideraient du partage des richesses en fonction des besoins de chacun.

Les banques, qui sont le symbole du triomphe du capitalisme, n'auraient plus de raison d'être.

Le capitalisme n'est pas une fin en soi. Il suffit de raisonner en sens inverse du discours dominant.

Il est possible de se débarrasser des vieilles habitudes que le système politique a contribué à ancrer dans nos cerveaux depuis des milliers d'années et qui distillent l'ignorance, l'abêtissement et qui nous asphyxient littéralement.

Il est possible également de mettre fin au règne de l'argent, synonyme de pouvoir, d'injustice et d'exploitation.

Il est possible de démystifier le rôle du « travail » qui n'est pas un moyen d'épanouissement ni essentiel dans la vie comme veulent nous faire avaler les politicards. Il s'agit pour les tenants du pouvoir d'assujettir les êtres humains au rang d'esclaves. Comme disait le grand-père Justhom : « As-tu vu un ouvrier devenir milliardaire et faire fortune grâce à son travail ?! »

Ce n'est pas une partie de plaisir de devoir aller chaque jour vendre cette marchandise particulière, « la force de travail », qui fait la fortune des exploiteurs. D'ailleurs les expressions concernant le rejet du travail ne manquent pas : Il n'est pas rare d'entendre à propos du travail : il nous faut aller au turbin ou encore il faut que j'aille au chagrin.

Le concept travail vient du latin tripalium qui veut dire instrument de torture. Historiquement, le travail désigne la souffrance, la douleur.

Des possibles existent et émergent pour construire, bâtir une autre société et libérer les peuples de leurs chaînes.

Les prémices existent au sein de la société capitaliste de consommation. Les travailleurs ont cette capacité d'adaptation et de créer des structures pour contourner les règles capitalistes comme : le troc, l'échange, l'entraide, les coopératives, les AMAP, les SCOP, SCIC, mutuelles, les circuits courts dans l'agriculture, le maraîchage, l'élevage… seraient déjà privilégiés en termes de fonctionnement.

À l'échelle du pays, ce fonctionnement serait fédéré dans des structures autogestionnaires où des mandatés seraient chargés de nous représenter (avec un ou deux mandats impératifs). Ils seraient mandatés pour une ou deux missions. Ils devraient rendre des comptes et pourraient être révoqués s'ils outrepassaient ou dérogeaient à leur mission. » 

 


 

Commenter cet article