★ La véritable liberté passe par la destruction de l’État
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« L’être humain est un animal social, et sa libération de l’oppression capitaliste, se fera forcément collectivement, jamais individuellement. Cette liberté absolue passera forcément par la destruction de l’État, et y établir le communisme libertaire, c’est la seule condition qui peut garantir l’abolition des classes sociales, de la soumission des hommes et des femmes au capitalisme.
Nous précisons le terme communisme libertaire, car au nom du communisme des millions de gens à travers le monde sont morts. Ces communistes-là étaient loin d’être des anti-étatistes, qu’ils n’ont jamais vraiment détruit les hiérarchies sociales et certainement pas l’État, qui mine de rien justifie et garantit l’existence des classes sociales.
La véritable liberté, c’est l’aboutissement de l’affirmation de la communauté humaine. Ce n’est en aucun cas la liberté de la circulation de l’argent, de commercer, d’économiser... C’est-à-dire une liberté qui permet aux exploiteurs de tous poils, de la considérer comme une valeur déterminante. La véritable liberté pour laquelle nous, nous battons est l’avènement d’une communauté humaine, solidaire, et libérée des divisions sociales, et forcément collective.
Pour imposer et maintenir sa domination la bourgeoisie, impose sa conception de la liberté. En affirmant qu'elle est la pierre angulaire du système capitaliste, en prétendant que leur conception est incontournable pour le progrès humain, auprès de ceux-là mêmes qu’elle exploite, imposant sa conception du monde en criant à qui veut l’entendre, avoir atteint la fin de l’histoire.
En affirmant que le mode de production capitaliste est la solution indépassable et attribuer tous les malheurs de l’humanité au manque de liberté d’entreprendre.
La différence entre le prolétariat et la bourgeoisie, est que cette dernière est propriétaire et gestionnaire des moyens de production. Elle n’est intéressée que par le développement du capital, en remodelant en permanence les conditions d’exploitation du prolétariat.
Il est clair que l’idée de l’abolition du salariat ne peut que signer l’arrêt de mort de la bourgeoisie. Car en défendant le salariat, elle défend une artère vitale qui relie prolétaire à capitaliste. Il est évident que cette classe sociale à tout intérêt à lutter tout azimut contre une quelconque idée qui remettrait en cause sa domination économique et sociale, en disposant des leviers économique, étatique, politique et médiatique, n’hésitant pas à calomnier comme par exemple un journaliste de renom sur télé-poutine (RT), qui expliquait que les origines du nazisme été la fusion entre l’anarchosyndicalisme et le nationalisme (!), faudrait peut être lui expliquer à ce monsieur d’où ça vient exactement, ça risquerait de pas lui plaire (NDR : en fait c’est effectivement la fusion du nationalisme Allemand, mais avec la très démocratique et modéré, aile droite du SPD, qui c’est joliment distingué dans la répression sanglante contre les Spartakistes et Anarchistes allemands au lendemain de la Première Guerre mondiale).
La bourgeoisie a tout intérêt à cacher sa nature dominatrice, et plus elle est forte, plus elle prétend qu’elle n’existe pas (selon G. Debord). Et fait disparaître le prolétariat en « classe moyenne ». Et a tout intérêt à empêcher toute tentative de révolution sociale, de produire une multitude de grandes et petites réformes, notamment pour déminer toutes sortes de tensions sociales, avec au cas où, les forces répressives de l’État, ses tribunaux et ses prisons.
Pour mieux contenir tout antagonisme de classe, pour faire avaler encore mieux des couleuvres, toutes ces revendications super radicales, super progressistes, faussement subversives, mais surtout sans remettre en cause et changer les fondements de la société. Les États, notamment ceux dits « démocratiques », « occidentaux », et en particulier dans le monde anglo-saxon, inventent ou plutôt réinventent, des pseudo-théories sur le « genre », la couleur de peau, ou la sexualité comme des déterminismes indépassables. Tout est bon pour pouvoir asseoir la domination du fétichisme de la marchandise. La lutte des classes devient contradiction entre citoyen (pour le droit et l’égalité), pour imposer le monde à son image la bourgeoisie, impose ses valeurs comme des valeurs éternelles, ainsi le progrès, la démocratie, la famille, l’État, parfois la religion... Deviennent des concepts absolus. Ces concepts sont relayés par toutes sortes de laquais, comme beaucoup de ces journalistes, historiens, scientifiques, philosophes, artistes médiatiques qui propagent consciemment ou inconsciemment leurs idées, au service de l’État, et qui tiennent le discours, que le monde dans lequel nous vivons, est indépassable, et que si nous voulons la démocratie il faut accepter « l’économie de marché ».
Toute velléité de remise en cause de ce système est suspecte de totalitarisme.
La grande force du capitalisme moderne, est sa sacralisation de l’individualisme-roi, qui permet à une personne vendant sa force de travail sur le marché de l’emploi, sous la forme d’être le libre propriétaire de soi-même, à l’opposé de l’esclave qui lui appartenait à son maître. Dès lors le prolétaire, contrairement à l’esclave, doit convaincre le propriétaire de l’outil de travail, le marchand de vendre sa force physique ou intellectuelle, comme une marchandise. Et généralement il ne peut faire que ça puisqu’il ne possède que sa force de travail. La liberté nous l’avons et nous sommes libres de nos destins… de vendre nos services pour travailler... l’ouvrier, l’employé, le salarié, n’est à cet égard pas très loin des prostituées, et le salariat qu’une des innombrables formes de prostitution.
Et avec un tour de passe-passe, tous ces idéologues du libéralisme économique, ces journalistes à écharpe rouge, vantent à longueur d’années, la liberté, la liberté d’entreprendre, mais aussi de glorifier le travailleur libre, celui qui ne fait jamais grève, et pas forcément parce qu’il est un « lèche-cul », mais sa seule liberté est de travailler parce qu’il ne possède rien et qu’il faut manger, et régler son loyer et ses factures. Ces apôtres du libéralisme musclé, ces capitalistes décomplexés et arrogants, sont aussi les premiers à réclamer que l’État garantisse la « liberté », quitte à réclamer un État fort, qui rende le vote obligatoire et que les flics puissent tirer sur les gilets jaunes, et les protègent des ouvriers qui menacent de faire sauter l’usine d’où ils travaillent.
La seule liberté que puisse espérer le prolétariat, c’est travailler ou crever ! »
- SOURCE : CNT-AIT TOULOUSE
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