★ LA RÉPUBLIQUE, UN REPAIRE DE MALANDRINS

Publié le par Socialisme libertaire

Le fétichisme de la légalité fut et reste un des traits les plus marquants du socialisme acquis à la collaboration de classe. Il implique la croyance en la possibilité de transformer l’ordre capitaliste sans entrer en conflit avec ses privilégiés.
Installés dans une société qu’ils feignent de combattre, ils recommandent le respect des règles du jeu malgré la corruption des leaders.
La classe ouvrière, elle, ne peut respecter la légalité bourgeoise qu’à la condition d’ignorer le rôle véritable de l’État, le caractère trompeur de la démocratie. Bref, les premiers principes de la lutte des classes.

Victor Serge in "Ce que tout révolutionnaire doit savoir de la répression" (1925)

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« Depuis des lustres, les présidents et leurs gouvernements (de toutes les couleurs et toujours sous la bannière tricolore) ont usurpé le pouvoir.

Bien à l’abri dans leur repaire à l’Élysée, dans les ministères, cette bande de pillards, de brigands saigne et continue de saigner à blanc le peuple.

Au service des patrons des multinationales et des milliardaires, ils ont fait du pays une immense machine à broyer les individus.

Le peuple est pris dans les rets du capitalisme et les serviteurs du système mettent tout en œuvre pour l’asservir.

Il faut bien avouer que les présidents depuis de Gaulle, en passant par Pompidou, Giscard, Chirac, Sarkozy, Hollande, ont mis le pays en coupe réglée. Et depuis 2017, Macron le décomplexé se conduit en véritable voyou et chef de gang.

Quelques-uns ont même été condamnés par leur justice à de la prison. Leurs lieutenants, leurs mains armées, certains ont même été contraints de quitter leurs ministères.

Un président complice, mafieux et récidiviste

Sous la férule de Macron, ses gouvernements sont devenus une usine de recyclage, un repaire pour échapper à la justice, une planque pour certains d’entre eux qui ont eu maille à partir avec elle.

Depuis 2017, ce sont :

– 9 ministres qui ont eu affaire à la justice pour prises illégales d’intérêts, et emplois fictifs ;

– 3 ministres qui ont été accusés de viol ;

– 13 ministres et secrétaires d’État qui ont été mis en examen pour favoritisme, détournement de fonds publics, fraude fiscale, trafic d’influence, déclarations incomplètes, oublis, mensonges et manque de sincérité dans les différentes déclarations concernant le patrimoine et les mandats représentatifs.

On ne change pas une méthode mafieuse 

C’est ainsi qu’après s’être séparé de Bayrou, son Premier ministre embourbé dans des affaires d’emplois fictifs, de maltraitance au collège et lycée religieux de Bétharram (pensionnat privé catholique) et dans l’incapacité de présenter un budget, il a nommé l’ex-ministre des Armées Lecornu au poste de Premier ministre.

Un individu pas méconnu également des affaires de justice.

En 2023, il a fait l’objet d’une enquête pour prise illégale d’intérêts alors qu’il était administrateur rémunéré de la SAPN (Société d’Autoroutes Paris-Normandie) d’avril 2016 à juin 2017 alors qu’il était président du Conseil général du département de l’Eure. Il a fait adopter pour son département, en prenant part au vote, quatre délibérations en rapport avec la SAPN et a touché des « jetons de présence ».

Le PNF (Parquet national financier) a conclu que Lecornu avait bel et bien commis formellement l’infraction de prise illégale d’intérêts.

Il échappe au procès en correctionnelle après avoir accepté de rembourser à l’État la somme de 7874 euros. L’affaire sera classée sans suite. Mais ce remboursement est la preuve que l’individu manque d’honnêteté et d’éthique.

C’est un sujet d’inquiétude car, avec la nomination de ce triste personnage comme Premier ministre, nous venons de faire un grand pas vers le pouvoir absolu.

Une mise en condition 

Depuis la nomination de Michel Barnier comme Premier ministre le 5 septembre 2024, en passant par celle de François Bayrou, le 13 décembre 2024 et celle de Sébastien Lecornu, le 9 septembre 2025, le pays est resté sans gouvernement pendant 16 jours sous Barnier, 10 jours sous Bayrou et nous sommes déjà à l’heure où j’écris ces lignes à 8 jours sous Lecornu, soit 34 jours.

Trois Premiers ministres en tout juste une année et 34 jours sans gouvernement, le pays est en pleine décomposition.

C’est bien la preuve grandeur nature que l’État, le gouvernement, les chambres (députés et sénateurs) sont le comble de l’inutilité et, comme le disent les anarchistes, le pays peut être géré sans ces usurpateurs et détrousseurs.

L’État et le gouvernement sont les outils dont ils se servent pour imposer leur domination, sous couvert de la représentativité électorale. Ainsi, ils dépossèdent les personnes de la gestion de leurs affaires afin qu’ils ne soient plus maîtres de leur vie.

C’est pourquoi les anarchistes proposent de substituer le fédéralisme à l’État-nation, d’instaurer une société égalitaire et autogestionnaire qui reposera sur la responsabilité des diverses composantes de la société pour que personne ne puisse décider à notre place.

Une mise en condition des cerveaux pour justifier la prise de pouvoir de Macron 

Il tente de faire la démonstration qu’un gouvernement n’est pas nécessaire, deux individus suffisent au bonheur du peuple. Un Premier ministre aux ordres d’un président autocrate, la chambre des députés réduite à sa plus simple expression.

« Faites attention, quand une démocratie est malade, le fascisme vient à son chevet mais ce n’est pas pour prendre de ses nouvelles. »   Albert Camus

À cela s’ajoutent des amitiés sulfureuses et une proximité plus que douteuse avec Marine Le Pen et Jordan Bardella de la part d’Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu, ce dernier n’a-t-il pas invité Marine Le Pen et Jordan Bardella à des agapes au ministère des Armées ?

Deux jeunes ambitieux prêts à tout pour sévir et conserver le pouvoir 

Ce nouveau Premier ministre est à coup sûr un fidèle parmi les fidèles. En tant qu’officier de réserve de la gendarmerie nationale, il sera élevé au grade de colonel à l’automne 2017, il aura le petit doigt sur la couture du pantalon.

C’est également sous les ordres du commandant Lecornu que le gendarme Benalla a servi entre 2012 et 2013.

Il a été pendant une petite année chargé de la sécurité auprès du président. Ce même Benalla avait toute la confiance de son employeur malgré qu’il ait été accusé d’avoir brutalisé un couple de manifestants et d’avoir usurpé la fonction de policier lors de la manifestation du 1ᵉʳ mai 2018 à Paris.

Dès le 21 juin 2017, Sébastien Lecornu suivra son patron. Il sera nommé secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire ; en octobre 2018, ministre chargé des Collectivités territoriales ; en juillet 2020, ministre des Outre-mer ; en mai 2022, ministre des Armées ; depuis le 9 septembre 2025, Premier ministre.

Le passage au fascisme s’accélère  

Comme on peut le constater, ce sont deux fieffés coquins qui président aux destinées du pays. Ces deux-là ne tarderont pas à passer des accords avec le RN si ce n’est déjà fait.

Si nous laissons faire demain, c’est une chape de plomb qui va s’abattre sur le pays.

Une seule solution s’impose : « LA RUE », jusqu’à l’éradication totale de cette chienlit. »

 

 

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