Corrida : spectacle d'essence fasciste

Publié le par Michel

Corrida : spectacle d'essence fasciste

La CONVENTION VIE ET NATURE constate que, par delà la fumée des slogans creux sur l'art et la culture taurins, la corrida n'est jamais que la torture d'un taureau, durant une vingtaine de minutes, avant sa mise à mort publique, au terme de sévices dont la cruauté dépasse l'entendement.
Faire de la souffrance d'un être sensible un spectacle, jouir de son agonie, renvoient fondamentalement à la psychologie franquiste: "viva la muerte".
La corrida cultive ce qu'il y a de pire dans l'humain: la pulsion de mort, le goût morbide du mariage de la souffrance d'un être et du plaisir de son tortionnaire.
Tout le reste n'est qu'alibi, paravent de l'imposture pseudo-culturelle.
La corrida n'est culturelle qu'à l'instar des combats de gladiateurs, des bûchers, des ordalies, de l'esclavage, des sacrifices rituels humains ou autres animaux.
Intrinsèquement fasciste, ce spectacle révèle également sa nature dans les réactions de défense qu'il suscite ici et maintenant.

Le dimanche 5 avril, à ARLES, un journaliste de l'organe de presse "Planète Animaux" se bornait à filmer une interposition parfaitement pacifique d'opposants, lorsqu'il fut violemment frappé par des amateurs de corrida qui brisèrent par ailleurs son matériel de prises de vues.
Ces agresseurs ne furent ni empêchés de frapper et de casser, ni identifiés par les forces de l'ordre.
Bien qu'il n'ait en rien participé à une manifestation, s'en tenant à capter des images comme aurait dû le faire tout journaliste impartial, il fut placé en garde à vue et retenu plusieurs heures par des services de police qui, dans toutes les villes de sang, tendent à se muer en milices partisanes, n'intervenant jamais pour protéger les défenseurs des animaux agressés, mais verbalisant ceux-ci, non pas pour des violences qu'ils ne commettent pas, mais pour le simple fait de manifester.
Ainsi, à TARBES, un militant anti corrida se trouve déféré devant le tribunal correctionnel pour "organisation d'une manifestation sans déclaration préalable".
En fait, les pouvoirs publics violent délibérément le socle moral et juridique d'une société démocratique pour entraver la protestation des consciences face à la torture d'un animal, ignorant le principe de liberté d'expression des opinions et d'égalité des citoyens devant la loi.
Ce mépris des bases institutionnelles d'une société démocratique prouve le caractère fasciste de la corrida et la perversion de ses adeptes.
Quant aux médias, il est permis de s'affliger de leur manque de courage, d'honnêteté en présence de ces violations du droit des personnes.
Rares sont ceux qui relatent les faits, choisissant, soit le silence, masque des lâchetés ordinaires, soit une narration tronquée des événements et un total escamotage du débat de fond.
Piètres journalistes formatés par une hystérie des milieux taurins et des politiciens locaux qui ne sont guère "Charlie".
Eux, à la différence de nos regrettés amis, n'ont rien à craindre des fascistes, d'ici et d'ailleurs !

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ÉCOLOGIE RADICALE

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