★ Un post-capitalisme des imbéciles, le survivalisme

Publié le par Socialisme libertaire

★ Un post-capitalisme des imbéciles, le survivalisme

Fin du monde, crise, épidémie, catastrophe naturelle : l’effondrement est à nos portes et il faut s’y préparer. C’est du moins ce que prétend le survivalisme. Et s’y préparer, cela signifie se méfier des autres, qui constituent des menaces potentielles. Pour une frange importante de ce mouvement, on est plus encore une menace si on est basané ou pauvre. Kit de démontage de ce type de positions, qui bien qu’isolées, infusent dans l’inconscient collectif.

Qu’est ce que le survivalisme ?

Il s’agit d’une idéologie politique qui repose sur un mythe puissant, la catastrophe (mondiale généralisée). On n’a ensuite que l’embarras du choix du genre de catastrophe, selon les goûts de chacun.

On peut classer le tout en deux grands thèmes :

La menace vient de l’espace… Ou en tout cas est d’origine extérieure à la société (pluie de météorites, inversement des pôles magnétiques… on n’est limité que par son imagination)

Tout est pourri de l’intérieur… Comprendre : l‘effondrement germe depuis l’intérieur de la société, comme dans le cas des crises économiques. Mais on peut aussi citer les épidémies que la société n’arrive pas à gérer, voire suscite ( virus mutant, Ebola, grippe aviaire …)

Une chose est en revanche commune chez tout ce beau monde : la conviction que les raisons profondes de l’effondrement à venir de « la civilisation » sont morales.

La société industrielle et L’État sont présentés comme décadents (c’était vachement mieux aaaavant), corrompus, de fait pas à même de résister à une crise ou une catastrophe de grande ampleur.

Les raisons évoquées pour expliquer cette « corruption » sont des vieux classiques réacs : la société, vue comme un corps organique, subirait le parasitisme social/ serait gangrénée par de catégories de la population tels les représentants de la finance. Chez les plus fachos, on accuse directement les juifs. Dans les raisons évoquées, on peut citer aussi pêle-mêle la mondialisation, le féminisme, la fin de l’étalon-or, l’islam, et sûrement aussi le mariage gay, la pilule…

Comme dans la Bible et d’ailleurs parfois en la citant, la Ville ( ouh, Babylone!) est à la fois le symbole et l’origine de cette corruption morale. C’est aussi là où la catastrophe sera la plus dévastatrice et il convient donc de fuir les villes si possible pour se réfugier dans la cambrousse.

Le foyer rêvé des survivalistes : la petite maison dans la prairie du Ve Reich.

Face à cet effondrement, il s’agit pour les survivalistes de recréer une organisation sociale « saine ». Tout d’abord, comme on l’a vu, cela signifie fuir la ville, et les grandes concentrations d’êtres humains, et valoriser le groupe restreint. Il y a une controverse chez les survivalistes, entre les partisans forcenés de l’individu, les partisans du binôme, et ceux qui veulent la jouer un peu plus collectif.

Mais tous sont d’accord pour dire qu’une fois passé les pires moments du début de l’effondrement, où l’homme sera un loup pour l’homme, et le survivaliste un taré avec pleins de flingues, il faudra bien reconstituer des groupes.

Dans la société survivaliste, il y a la tribu, les autres tribus, et enfin les autres tout court. On ne vous cache pas qu’il vaux mieux ne pas être considéré comme un « autre » tout court. Mais ne vous inquiétez pas, c’est pas non plus la joie dans la tribu, surtout si on est une/ pour les femme. Si vous voulez vous faire une idée, pensez à une version « Ve Reich » de la petite maison dans la prairie ( qui est déjà bien gratinée).

Le premier cercle, c’est donc la tribu, composée de la famille, élargie à la limite à des proches. Il s’agit, dans l’imaginaire survivaliste, de revenir à un fonctionnement « plus naturel » et on ne vous cachera pas que « nature » signifie essentiellement un « retour » à un ordre réactionnaire centré sur la famille/ les liens du sang, accompagné d‘une division du travail entre les genres. Les femmes, assignées au rôle de reproductrices, les hommes à la guerre, et vogue la galère.

Ces conceptions sexistes sont particulièrement dangereuses, car elles sont assez partagées : derrière l’aspect science-fiction, il y a l’idée que la division genrée du travail s’organise autour de questions pratiques ( les femmes serait plus faibles, le fait de porter un enfant ou d’allaiter les empêcherait d’aller à la chasse ou à la guerre. ) Mais ces justifications, c’est du bidon. Les taches dévolues aux femmes dans nombre de sociétés de chasseurs-cueilleurs, par exemple, sont aussi physiques, sinon plus que celles réservées aux hommes. Ce qui est clair, en revanche, c’est qu’instituer un monopole masculin sur les armes permet de soutenir la domination masculine.

Voir à ce sujet une brochure qui résume le livre intéressant de C. Darmengeat, Le communisme primitif n’est plus ce qu’il était. http://cdarmangeat.free.fr/?p=d

Et nul besoin d’aller chercher plus loin pour comprendre que c’est exactement ce principe que défendent les survivalistes : défendre, s’il le faut les armes à la main, la domination des hommes sur les femmes.

Le groupe s’efforcera aussi d’arriver à l’autarcie, au moins à l’autonomie alimentaire. Pour les échanges qui subsistent, les survivalistes préconisent soit le troc, soit le retour à une monnaie basée sur l’or, ou un autre équivalent général. (Pour y voir plus clair sur ces subtilités monétaires, on vous conseille la BD qu’on à fait la dessus)

Une conception paranoïaque des rapports sociaux.

Enfin, comme on l’écrivait plus haut, il ne fait pas bon être un étranger, dans un monde où les survivalistes sont les boss de la cour de récré. En fait, pour comprendre un peu l’univers survivaliste, le mieux est de penser à un film de zombie. Vous voyez ces pauvres loques qui vous foncent dessus pour essayer des vous bouffer et qu’il est clairement impossible de raisonner ? Eh bien, pour les survivalistes, tout ceux qui ne sont pas leur proches doivent être considérés comme des zombies. Des gens avec qui on ne peut pas négocier. C’est que l’ennemi n’est pas un interlocuteur potentiel. Ni négociations, ni prisonniers, juste une lutte à mort.

Ceci dit, il ne s’agit pas que des étrangers : l’ennemi est aussi interne. Au sein de la communauté peut surgir à tout moment des menaces à son fonctionnement qu’il s’agit de guetter et d’éliminer en mode les sorcières de Salem, là aussi pour garantir l’unité, la pérennité du groupe menacé par la corruption.

Où se diffuse le survivalisme ?

Au départ, il s’agit surtout d’un phénomène états-unien, issu de la guerre froide et alimenté par une série d’écrits marqués à l’extrême droite, voire néonazi. L’un des premiers ouvrages à connaître une certaine audience est « Famine et survie en Amérique » (1974) de Howard Ruff centré sur la nécessité de se procurer de l’or en cas de crise ( ce qui au passage devait sûrement faire les affaires de Ruff, vu qu’il spéculait dessus) . Sorti un peu plus tard, on peut aussi citer » La Stratégie Alpha » (1980) de J. Pugsley, mais on pourrait énumérer toute une littérature théorique diffusée sous formes de brochures et de fanzines qui s’articulent autour des mêmes thèmes : dénoncer la corruption morale de la société, affirmer l’imminence de l’effondrement et appeler à s’y préparer concrètement.

De plus, l’un des traits caractéristique du survivalisme et qui participe du succès de sa diffusion, c’est le support fiction. Quasiment dès l’origine de ce courant on trouve des romans d’anticipation qui explorent les thèmes survivalistes, diffusent les bases de l’idéologie sous une forme plus ludique et accessible.

Ce succès littéraire gagne rapidement l‘industrie culturelle américaine qui récupère ce thème dès les années 1970. Films et séries exploitent le survivalisme avec plus ou moins de bonheur. Comme en témoigne l’essor des films de zombie (700 depuis 1985), les films de pandémie et plus généralement la prégnance du thème de l’effondrement dans la production de films de ces 30 dernières années. Les séries participent aussi ces dernières années de la mode, avec the Walking Dead, Revolution, Falling Skies, Sibéria, Dead set, Survivor. Sans parler des jeux vidéos catastrophistes dont la série des Fallout est la figure de proue.

Ces fictions ne sont évidemment pas sérieuses, et une partie développent même des positions opposées au survivalisme. Elles participent cependant à façonner un imaginaire catastrophiste, reprenant aussi les mythes fondateurs des États-Unis, formant « un air du temps »… A tel point que la chaîne de télévision National Geographic diffuse un programme de téléréalité dédié au phénomène, intitulé « Doomsday preppers« .

Sur un mode plus sérieux, on trouve sur internet, forum, sites, toute une survivalosphère souvent en lien avec les délires complotistes s’est développée, aux EU mais aussi en Europe. On voit même le développement d’un secteur marchand de « prepping » qui permet de faire des stocks (alimentations, électricité, armes) pour se préparer à l’effondrement.

Qui sont les survivalistes ?

Les preppers sont un vrai phénomène social : plus de 3 millions de personnes stockent des rations de survie et armes en vue de l’ effondrement. ( Oui, ils se font appeler preppers, parce que « survivaliste » ça fait trop « psychopathe qui vit dans les bois »… )

En France, le phénomène est loin du niveau d’outre atlantique, bien que les ventes de nourriture lyophilisée augmentent. Bien sûr, c’est surtout l’extrême droite qui s’y intéresse. En France, par exemple, Alain Soral à créé sa ligne de matériel survivaliste et vend des manuels de survie.

De quoi le survivalisme est il l’expression ?

Nous l’avons vu, le discours survivaliste connaît une large diffusion. S’il en est ainsi, ce n’est pas du fait des scénaristes de Hollywood, malgré tout leur talent. C’est qu’il est un produit typique du capitalisme contemporain. Il s’appuie sur l’atomisation individuelle, la nostalgie des rapports sociaux traditionnels bouleversé par le capital. Et si le survivalisme en tant que tel est clairement d’extrême droite, certains traits qui le composent peuvent se retrouver bien au delà (la nécessité de se préparer à la catastrophe, de constituer des groupes restreints, de fuir la ville pour constituer des bases autonomes…)

Le point commun à ces différentes positions: l’absence de perspective de classe.

Cela s’explique en partie par les bouleversements sociaux majeurs qu’a connu la société capitaliste depuis les années 70, appelé par certains marxistes la « restructuration ». (voir notre notion) Cette restructuration a non seulement précarisé les prolétaires, fait exploser le chômage et baisser les salaires, mais aussi provoqué l’effondrement du mouvement ouvrier traditionnel. C’est à dire des partis et syndicats de masse encadrant les prolétaires.

Ainsi, l’une des conséquences de cette contre-révolution capitaliste, c’est d’avoir renforcé l’atomisation de la société, et sapé les solidarité de classe que portait le mouvement ouvrier traditionnel. Cela a encore donné plus de crédit aux idées dominantes (c’est à dire celle de la bourgeoisie) selon lesquelles il existeraient une nature humaine qui nous forcerait à nous comporter les uns envers les autres comme des bâtards. Le problème, c’est que même en suivant l’hypothèse de base des survivalistes ( la catastrophe) ça ne se passe pas forcément comme ça.

La bêtise du fantasme survivaliste confrontée à la réalité des phénomènes catastrophiques.

Les tremblements de terre qui ont ravagés Haiti ou le Chili, l’ouragan Katrina à la Nouvelle Orléans : les exemples de catastrophes naturelles ne manquent pas ces dernières années. Loin d’être le théâtre d’une guerre opposant les survivants les uns aux autres tels des bêtes sauvages, ces situations ont vu nombre de survivants déployer des trésors de solidarité collective et d’entraide.

Cet article étant déjà assez long, concluons simplement sur un exemple : après l’ouragan, à la Nouvelle Orléans, les habitants se sont organisés ensemble. Ils ont mis en commun leurs moyens, protégés les malades et les personnes âgées. Les ouvriers des raffineries sont rentrés dans les entrepôts des bateaux, pour les prendre et sauver leurs voisins agrippés aux toits dans les eaux de l’inondation ; les mécaniciens ont aidés à démarrer toutes les voitures trouvables pour qu’elles acheminent des gens en dehors de la ville ; les ouvriers de restauration ont récupérés tout ce qu’ils pouvaient pour improviser des repas communaux pour des centaines des personnes abandonnées.

Et ils ont du faire tout cela sans aide et même de facto contre les policiers, puis les mercenaires de black water déployés sur place, qui ont protégés les propriétés privées au détriment des besoins de la population.

C’est que la ligne de conflit, n’en déplaise au survivalistes, n’était pas « tous contre tous ». Elle était entre l’organisation collective, de classe, de la solidarité et la gestion capitaliste de la pénurie. Une gestion capitaliste qui aggrave encore le désastre, et ne voit dans la catastrophe qu’une nouvelle occasion de se faire du fric ( en virant les prolétaires noirs de la Nouvelle Orléans, par exemple).

Il en est de même dans la crise.

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camille 27/10/2015 22:16

Article injurieux mais que font les modérateurs lol
Ça me fait plaisir de lire vos commentaires alors moi aussi je vais répondre à c’est article haineux sous couvert « anti-fachisme »…
Et bien moi aussi je me prépare et je ne suis pas fachiste je dirais même que je suis plus proche de la mouvance anar-ecolo-gaucho pour un retour a la terre et clairement anti-capitaliste- mondialiste .
Sur la ZAD de nddl ou BAD de nddl ^^ on a toujours eu ce problème les soit disant « anti fachistes » qui au final usent de techniques fachisantes de désinformations
Vennez sur la zad nous traites de fachos parce qu on vise l autonomie alimentaire cultive en permaculture qu’on stock et fais des conserves et qu on essaye de créer des réseaux… Essayons de faire converger nos luttes on a les mêmes ennemis !! On est armé nous aussi prêt à défendre les nôtres de Vinci ou de tous autres qui viendrons mal intentionnés. Un capitalisme sous couvert mondialiste qui visent a nous assouvir et a détruire les peuples et leurs cultures quoi de plus normale que de se préparer à l’effondrement évident et proche de ce système et de résisté et s’organisé

je vais faire un petit hors sujet c'est comme de dire que le concept de la démocratie participative est un concept fachiste parce que L'égocentrique et personnage haineux Mr Soral a relayer le travaille honorable d'Etienne Chouard.... Prononcer Etienne Chouard dans le milieu c'est d'etre qualifier de fachiste du grand n'importe quoi pourtant Chouard a fait une lettre ouverte au soit disant antifa et libertaire qui le diffame lettre ouverte qui na pas eu de réponse tout ca pour dire que ca me soule dans le milieu de voir cest article surtout que ce même article est relayer sur plusieurs site alors franchement modérer ce genre de personne qui fais tant d amalgame de generalité et de raccourci mesquins en espérant une reponse de votre part

Un Zadiste

Socialisme libertaire 28/10/2015 10:55

... tout à été dit sur ce sujet : il y a des liens indéniables entre l'extrême-droite et le "survivalisme"... après il peut y avoir des gens sincères... comme déjà dit dans nos autres réponses !

Effectivement (comme déjà re-redit) nous n'avons pas publié des réponses (si on peut appeler ça comme ça !) franchement injurieuses, voire même débiles... autrement dit : aucun intérêt.

Tout comme n'importe qui peut se dire "anarchiste" : de nos jours les mots ne veulent souvent plus rien dire... les mots sont extrêmement importants.

Les antifascistes "fascistes" c'est à la mode en ce moment... inverser les valeurs aussi... nous faisons, souvent, plus confiance aux idées qu'aux personnes ;-) on peut toujours trouver une "brebis galeuse" dans les milieux "antifas"... ceux-ci sont loin d'être tous des anarchistes. Tout comme les Zadistes...
On a été confronté à un groupuscule (en Suisse romande) qui se dit "antifa" et si l'on gratte un peu le vernis il y avait du néo-stalinisme dessous... bref. Mais bon, l'immense majorité est sincère.

Tu parles d'autre chose avec Chouard.
Nous rejetons catégoriquement toute cette mouvance confusionniste savamment entretenu (surtout sur le Net... sans ce levier ils n'existeraient quasiment pas !).
Ce milieux est nauséabond : les Bricmont, Collon, Meyssan, Asselineau ou Chouard sèment la confusion dans les esprits.

Nous n'avons pas besoin de ces gens dans le milieux libertaire : ils sont aussi dangereux que les BHL dans un autre registre.
Le confusionnisme politique est détestable et même parfois pire que l'extrême-droite, car au moins avec elle on sait à quoi s'en tenir... la pensée libertaire est "carrée" et rationnelle depuis le XIXème siècle et aux antipodes de cette mouvance.

>> http://confusionnisme.info/2015/03/18/le-vrai-visage-detienne-chouard/

>> http://www.parasite.antifa-net.fr/les-liens-entre-etienne-chouard-et-lextreme-droite/

>> https://luttonscontrelefn.wordpress.com/2014/11/17/qui-est-vraiment-etienne-chouard/

>> http://lahorde.samizdat.net/2013/06/03/etienne-chouard-et-les-vrais-antifas/

etc. etc.

... si tu es un "fan" de Chouard nous ne doutons pas que tu n'apprécieras pas trop notre réponse...

Salutations libertaires ★

Un imbécile 01/09/2015 15:03

On peut caricaturer et parfois à raison d'ailleurs, tout ce que vous dites n'est pas faux loin de là mais ça reste une carricature. Je suis "prepper" et je ne me sens pas nazi anti-femme, réac ou autre. J'ai jamais voté à droite d'ailleurs.

En cas d'innondation à Paris, j'ai acheté des bottes c'est con mais le jour où il y aura la crue je pense qu'il y aura pas 5 millions de bottes dans les supermarchés. La préfecture à prévenu il ya des cartes qui permettent de savoir qui sera touché... les gens s'en moque et seront les premiers à chialer sur les secours. J'ai de quoi m'éclairer et faire chauffer mes aliments si une panne de courrant arrive et une petite radio pour être informé car chez moi tout est électrique. Je me sens pas nazi III reich pour autant.

Dans ma voiture j'ai une trousse de secours et un sac qui me sera bien utile si je suis bloqué sur l'autoroute en hivers et bien je tiendrai jusqu'au matin même par -10. Si les secours sont débordés je serai ravi qu'ils aient une personne de moins à s'occuper. C'est ça aussi être citoyen et responsable.

Si mon appartement est en feu j'aurai pas à me jeter par la fenêtre si les pompiers ne peuvent me sauver à temps. J'ai une échelle à corde et une corde et un harnais de sécurité. Tout mes papiers sont copié et mis dans un autre endroit etc... c'est un dernier recours, une option, ça me rassure je ne fais de mal à personne, je me sens pas un imbécile. Au pire j'ai dépensé 100 euros pour rien... je vois pas en quoi c'est plus imbécile que d'aller se faire à concert à deux places à 50 euros... etc...

Depuis que je suis prepper je consomme plus responsable, je privilégie les choses durables, Je consomme selon la valeur d'usage, je rencontre des gens formidables et solidaires, il y a des rambo chez les survivalistes ok mais c'est minoritaire ...

Ma femme approuve et participe. Oui il y a une répartition des "rôles" en cas de pépin mais vous savez quoi on a pas dit toi tu feras ça et moi ça ... ça sera naturel ... j'ai une force et forme physique qu'elle n'a pas et qui dans certaine circonstances sera inutile et dans d'autre vital.. elle connait des tas de chose pratique que je maîtrise pas. C

L'ouragan de la nouvelle Orléans les secours ont mis 3 jours, c'est presque 2000 morts, dont beaucoup aurait pu être sauvé avec un peu de préparation. Des gens sont morts d’hypothermie de sur le toit de leur maison. Ils auraient eu un sac de prepper certains seraient vivants. Des gens sont restés des semaines dans des gymnase à faire la queue pour une bouteille d'eau. J'ai des filtres pour purifier l'eau et des tas de chose utiles (jerikan, etc... ) je suis un minimum résilient, j'attends pas tout de l'état car l'état ne peut pas tout... je suis peut-être stupide mais pas nazi.

Le catastrophisme à outrance c'est malsain et anxiogène. Mais les catastrophes naturelles ou industrielles il y a partout et tout le temps... sauf que nous vivons dans une société de loisirs qui nous endort.

Tout le monde dans ma famille connait les numéros d'urgence, les gestes de secours simple, ça peut servir pour les voisins etc..

bref.. bonne continuation il y des choses intéressante sur votre blog ;).

Socialisme libertaire 01/09/2015 19:18

Bonjour et merci pour ta contribution sur le sujet... ;-)

Comme déjà dit (sur une autre réponse) : le titre est maladroit, nous ne l’aurions pas intitulé de cette façon.

Ta présentation des choses semble à des années-lumières du "survivalisme" classique !
Tu prends des précautions, presque comme tout-à-chacun...

Et comme déjà dit (et pour d'autres sujet c'est idem) nous ne pensons pas qu'il y a des "fascistes" partout, mais l'inspiration de ce "survivalisme" outrancier, militant est clairement réactionnaire (voir les autres réponses).

L'extrême-droite (souvent la plus radicale) mène des "OPA" sur beaucoup de sujets, avec un "entrisme" effréné : écologie, régionalisme... ... la liste est longue... et même parfois l'anticapitalisme ! et donc il n'est pas surprenant que le "survivalisme" en fasse parti. C'est à l'origine du "made in USA" et ce n'est pas étonnant... "business is business" !

Ceci dit... on peut trouver des gens sympas quasiment partout... nous dénonçons la manipulation derrière ce commerce, pas les gens globalement.
Tout comme nous ne dénonçons pas tous les électeurs du FN (tout le monde sait ce que l'on pense des élections... et surtout du FN et Cie) ou les religieux... nous condamnons les instigateurs et les zélateurs manipulateurs.

Merci pour ta dernière phrase ;-) !

Jean-Boby 29/08/2015 02:02

Bonjour.

J'ai été très étonné de lire votre article. J'habite dans un village en France où il y a plusieurs survivalistes et je ne les reconnais pas du tout dans votre lecture. J'aimerai savoir quels sont ceux que vous avez rencontré car ils sont radicalement différents de ceux que nous connaissons. Pour ma part, j'ai des grosses difficultés financières et là où certains ne pouvaient rien pour moi (banque, CCAS, TGI...), ces gens mon aidé et grâce à eux je suis toujours propriétaire de ma maison, mes enfants mangent à leur faim. Je ne peux pas prétendre connaitre le survivalisme ne général, mais de ce que j'ai vécu j'ai été vraiment agréablement surpris. Pourquoi ne pas en "faire partie" un jour? Peut-être...

Dans l'idée je rejoins plutôt le commentaire précédent.

Cordialement.

Socialisme libertaire 29/08/2015 09:31

Bonjour,

Merci pour ta contribution.

Les "survivalistes", c'est comme pour les religions : ce sont les individus et leurs personnalités et non leur affiliation qui en ressort. On peut y trouver le meilleurs et le pire. Ce que l'on dit ne "condamne" pas tous ceux qui s'en réclame (idem pour les religions que l'on combat). Ces personnes qui vous ont aidé, ne l'ont pas fait parce qu’ils sont "survivaliste", mais en tant qu'être humain... ils vous auraient aidé dans tous les cas et ne justifie en aucun cas le "survivalisme" !
Cette posture est intrinsèquement conservatrice et réactionnaire (comme déjà dit) et majoritairement manipulée par la droite extrême. C'est une dérive qui sert directement le capitalisme (exactement comme pour le conspirationnisme) car elle détourne les luttes de la classe ouvrière pour se réfugier dans un nihilisme stérile. La lutte des classes est une des bases du mouvement ouvrier.
Ces mécanismes sont bien connus depuis longtemps : la peur fait rejoindre les foules vers les sirènes de l'extrême-droite et du conservatisme. A lieu d'analyser, de comprendre et de combattre le système oppresseur bourgeois et du capitalisme, les masses suivent des théories qui servent les pouvoirs étatiques en place.
Si toutes ces personnes au lieu de courir après le vent (comme ces américains dans les années '50 du maccarthisme qui par peur du "communisme" ont fait construire - pour les plus fortunés d'entre-eux - des abris anti-atomiques...) donnaient cette énergie pour dénoncer et combattre le capitalisme et l’État bourgeois oppresseur cela servirait à quelque chose...

d 26/08/2015 21:17

trés "cadré", trop cadré, je dirai méme fermé comme article, citer des livres, c'est bien, rencontrer des gens qu'on juge aussi durement avec la volonté de les comprendre (ou du moins les ecouter sans prejuger de leurs idées) serait mieux 'sans se limiter aux extremistes caricaturaux).
Pas tout a fait faux sur les "extrémes", mais de nombreux extremismes sont présents ailleurs, connaitre un sujet c'est bien, savoir de quoi on parle en en connaissant toutes les "tendances", la preuve d'une enquéte poussée.
Enfin, c'est mon avis et contrairement a cet article, je le donne pour m'exprimer, sans jugement hatif ou agressivité (je suis preppers, ou plutot si ce mot semble trop typé facho, je revendique une forme de prévoyance au méme titre que l'on prend sa lotion solaire pour la plage ou un cric dans sa voiture pour la route, juste une prevoyance ou "responsabilisation" plus poussée que ces cas).
Enfin, pour finir, je vous comprends mal et aurais bien aimé echanger avec vous pour saisir vos idées méme si ce type d'article pousse plutot au "repli". (courage les amis, laissez tout de méme mon commentaire visible, soyez pas "fachos", lol) ;-)

Michel 27/08/2015 13:40

... le repli, c'est le "survivalisme" ;-) ce genre de catastrophismes qui a toujours égrainé l'histoire :
l'An 1000 (et 2000 bien sûr !), la fin du monde (eschatologie et surtout les "témoins de jéhovah")... etc.

Là avec ce "survivalisme" moderne, on fait à la mode : c'est de la récupération réactionnaire comme beaucoup des peurs paranoïaques... les anarchistes sont rationalistes.

Michel 27/08/2015 11:25

... merci pour ta contribution également : voir la réponse donnée à John.

John 26/08/2015 20:30

Très bonne analyse du survivaliste du 18eme siecle.
Et si le survivalisme d'aujourd'hui (en mettant de coté les extrêmes comme dans tous les domaines), c’était juste augmenter sa résilience, consommer responsable, et se prémunir des tracas du quotidien ? Quoi de plus logique aujourd'hui que de ne pas vivre en flux tendu pour toutes les ressources primaires sachant la complexité de la société d'aujourd'hui ? Quoi de plus logique que de faire attention a autrui et a la nature censée nous nourrir ? Quoi de plus logique que de tisser des liens car il est acquis que nous ne pouvons pas vivre en étant asocial et qu'une communauté sera beaucoup plus résiliente qu'un individu seul ?
Le survivalisme d'aujourd'hui n'est plus celui du début se préparant a une guerre mondiale, mais une prise de conscience du monde d'aujourd'hui dont découle une idéologie de vie bien plus écologique et prévoyante que ce que nous avons pu faire jusqu’à aujourd'hui.
Les armes a feu en font parfois parti, pas pour écarter tous les autres, mais car cela reste un outil (au même titre qu'un couteau) de défense.

Socialisme libertaire 29/08/2015 12:03

Survivalisme et extrême-droite :

>> Le survivaliste chouchou des fachos :
http://www.gauchebdo.ch/?Le-survivaliste-chouchou-des

>> Alain Soral et les survivalistes :
http://confusionnisme.info/2015/03/13/lextreme-droite-et-lecologie/

>> Sur le terrain des survivalistes :
http://www.ldh-france.org/wp-content/uploads/2014/10/HL166-Dossier-6.-Sur-le-terrain-des-suvivalistes.pdf

>> Le survivalisme d'extrême droite :
http://investigatestory.over-blog.com/article-le-survivalisme-d-extreme-droite-109947886.html

etc

Socialisme libertaire 29/08/2015 11:03

... premièrement, nous trouvons assez concasse cette multitude de réactions au sujet d'un sujet qui concerne, somme toute, une toute petite minorité de personne. Nos réponses sur le "survivalisme" ont déjà été publiées ici-mêmes.

... deuxièmement, "Socialisme libertaire" n'est pas l'auteur de cet article. Personnellement, nous ne l’aurions pas intitulé de cette façon. L'anarchisme est souvent classé sur l’échiquier politique à l'extrême-gauche ce qui est une erreur historique, mais très pratique pour faire peur aux foules... L'amalgame simpliste "comme tous les extrêmes" : ont connait la chanson...

... troisièmement, il est clairement indiqué dans la rubrique "★ Socialisme libertaire : c'est quoi ?" que :
"Les commentaires sont modérés a priori.
Ainsi, tout commentaire à caractère injurieux, diffamatoire, xénophobe, raciste, antisémite, pornographique, révisionniste, homophobe, sexiste, d’incitation à la haine, à la violence ou en général tout sujet contraire aux valeurs humanistes ne sont pas acceptés.
Nous nous réservons le droit de supprimer sans avertissement tout commentaire dérogeant à cette règle."

... enfin, effectivement, certains commentaires ont été "censurés" vu le peu d'intérêts de ceux-ci : vulgarités, bassesses des propos et surtout aucunes argumentations.
Ils ne nous viendraient jamais à l'esprit d'aller insulter les personnes sur des sites "survivalistes"... cela dénote la bêtise sidérale qui sévit sur la Toile.

Jester 29/08/2015 10:23

Il est étonnant de censurer les réactions injurieuses quand on est soit même en position d'insulteur "un post capitalisme des IMBECILES" et je ne fais que vous citer bref une position d'extrême gauche qui comme tous les extrêmes refuse de prendre en compte les avis différents, prétends détenir les vérités ("les anarchistes sont rationalistes...encore une fois je vous cite mais laissez moi rire, il n'y a pas plus utopiste que les anars) et qui surtout, se sert d'exemple choisies pour tirer des conclusion générale ce qui traduit une profonde méconnaissance du sujet, vous me faites fortement penser a notre actuel gouvernement (prenez le comme vous voulez).

Michel 27/08/2015 11:23

... merci pour ta contribution.

Notre position libertaire (ainsi que celle des objecteurs de croissance) est très bien résumé dans cet article.
Le "survivalisme" est une perspective réactionnaire, conservatrice, pessimiste, qui est inspiré et manipulé par l'extrême-droite tout comme le complotisme et autre conspirationnisme. Une activité surtout "made in USA" très lucrative...

Il suffit de voir les autres réactions, ici même (qui ne seront pas publié car injurieuses et paranoïaques...) et ailleurs, délirantes sur ce sujet...